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Rencontre avec Mikaël Mittelstadt

CACOS Cloudscon, 30.10.2021

CACMika.301021

Jamais je n’aurai cru me laisser surprendre et me passionner pour Ici tout commence, la série quotidienne de TF1. C‘était sans compter sur le Chef Teyssier, Greg, Eliott et un vrai coup de cœur pour Greliott, ce couple formé par les deux à l'écran.

Incarné par Mikaël Mittelstadt et Nicolas Anselmo avec subtilité et profondeur, Greg et Eliott forment un couple intense, charismatique et complémentaire. Ensemble, les deux acteurs ont réussi à faire de Greliott un personnage à part entière et à donner à ce couple de fiction une vérité, une force et une crédibilité rarement vue jusqu'ici. Ce couple passionne, séduit, et les deux protagonistes tout autant. Il y a les subjugués par Eliott et les amoureux de Greg. Je ne cache pas mon penchant pour le second.

Car si Greliott me touche, je suis aussi et avant tout transie d’empathie pour le personnage de Greg, dont les forces et les fragilités, les doutes et les failles viennent chatouiller deux-trois choses en moi. Puis il y a son regard, ses mots, cette manière de retomber amoureux d'Eliott à tout instant, cette imparfaite perfection qui ne peut qu'émouvoir, et que Mikaël Mittelstadt sublime par son interprétation.
Je suis impressionnée par le talent du jeune acteur dont chaque geste, émotion ou intention est d'une justesse remarquable. Une révélation!

Qui s'attendait à voir ça dans une quotidienne de 18h30 ? Certainement pas moi.

 

Aussi, l'occasion d'aller à sa rencontre était trop belle pour s'en priver. Comme une envie de le découvrir Lui, d'en savoir plus sur son parcours, de comprendre comment il aborde ce rôle, et ce que Mikaël apporte à Greg (et inversement).

Me voici donc partie à la convention organisée par Cloudscon ; et l'expérience fût au-delà de toute attente.
Etrange situation, premier contact avec l’Artiste au détour d’une photo. Et je le découvre là, le sourire franc et sincère, accueillant, bizarrement aussi intimidé qu’intimidant. Sa bienveillance et son sens du détail suffiront à détendre l’atmosphère et à faire de cette entrevue un joli souvenir sur pellicule ; mais ce n’est pas là le plus important. Car c’est bien lors du meeting avec le comédien que la magie va véritablement opérer…

Nous le retrouvons dans la salle, en toute intimité. Nous lui posons des questions auxquelles Mikaël répond avec implication et sincérité, prenant soin d’instaurer un véritable dialogue avec son auditoire. Avenant, attentif, passionné et passionnant, il nous conte son expérience en illustrant ses propos par de nombreuses anecdotes. Il nous parle de sa vision, de sa façon d’appréhender son rôle de manière très instinctive et spontanée, au feeling ; de l’alchimie avec son partenaire de jeu principal, Nicolas, si palpable à l’écran ; de leur manière différente d’aborder les scènes pourtant. Il ne tarit pas d’éloge sur ce dernier, et nous confie sa chance de pouvoir jouer avec des acteurs avec lesquels il a vraiment envie de jouer. Il évoque aussi le format de la série qui oblige à faire des choix scénaristiques, le rythme soutenu qui offre peu de préparation et impose d’être tout de suite dans l’action. L’acteur nous confirme aussi ne pas se regarder à la TV et préférer se fier aux réactions de ses partenaires et techniciens en plateau. Un échange construit, dense et captivant.

Et puis, il nous parle de ses passions, de sa pratique du tennis de table, de ses goûts. Il évoque Michael Jackson et son Live in Bucharest de 1992, Audrey Hepburn, Farinelli et autres centres d’intérêts musicaux, littéraires et cinématographiques.

Il nous confie avoir été bouleversé par la série LOST qu’il relie à La Tempête de Shakespeare, un éclairage qui m’a littéralement sciée. Comme une envie soudaine d’aller me perdre rapidement avec Sawyer - mon personnage préféré, dont il s’est aussi inspiré pour construire celui de Greg - sur son île.

Des références qui traversent le temps et les époques, et témoignent d’une grande culture et curiosité.

 

Le jeune homme semble hyperactif, plein d’envie et d’énergie. Moderne, multi facettes, il suffit de le voir déclamer du Shakespeare (Richard II), lire une lettre de Mozart, jouer du piano, danser du Michael Jackson, alterner les partitions sensibles, drôles ou inquiétantes dans des courts-métrages (Usual suspects, Charlie Chaplin, Floor nine...) pour se rendre compte de toute l’étendue de son talent et de la diversité de ses inspirations. Son regard accroche l’écran, nul doute que de nombreux rôles et projets viendront cueillir ce diamant brut.

Le débat est riche et intéressant. Nous aurions pu prolonger le moment des heures durant.

Sous couvert d’une certaine timidité, il se montre enthousiaste, spontané et éloquent. On ressent son plaisir à être là, dans ce partage, tout en gardant le juste équilibre. On dénote aussi une certaine intelligence et maturité dans sa manière d'aborder son métier, de vivre son début de notoriété  (qui le dépasse un peu probablement) mais aussi l'enthousiasme passionné et grandissant autour du couple de fiction qu'il forme avec Nicolas Anselmo. Il touche et interpelle. 


Et puis, il y a l'après. Quand au soir tombé, on déroule le film de la journée.
Qu'on repense à ce qu'on a vécu et partagé, et qu'il reste cette sensation inexplicable qu'il s'est joué en très peu de temps quelque chose d'un peu spécial.

Alors on échange, on lit les écrits des unes, partage nos ressentis avec les autres, cherchant à comprendre l’intangible.
Les mots se répondent, se confrontent, se rassemblent, comme il nous est habituel de le faire avec Greliott. Et puis, tout s'éclaire.

Il semble y avoir tellement de Mikaël en Greg que je ne sais plus très bien lequel me touche le plus. Les gestes et expressions se confondent, il y a du cœur, une générosité et une sensibilité. Tout est perceptible. Dissimulé derrière lunettes, bandana et autres apparats, le jeune homme se révèle d'une sincérité et d'une humilité saisissantes.

Il ait des moments suspendus, où tout s'aligne parfaitement et où l'instant présent se suffit à lui-même. Il n'y a alors qu'à savourer.

"On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux" 1

 

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Ici tout commence, diffusé du lundi au vendredi à 18h35 sur TF1.

Crédit photo : Cloudscon - Addiction conventions.

 1  Le Petit Prince, Antoine de St Exupéry.

Pour un compte-rendu complet, restituant plus en détails les confidences de Mikaël, je vous invite à aller lire celui d’Eliottskitchen sur Instagram.

Lire : Chronique - Greliott, l'atout cœur d'Ici tout commence.

Lire : Reste, texte librement inspiré par Greliott   (Ep 145 du 22 Mai 2021)

Lila MAGGIO – Rencontre avec Mikaël Mittelstadt © 7 novembre 2021